Elles et ils sont « à bout ». Usés, éreintés par après les vagues successives de Covid-19. Mais leur détermination reste intacte.

« C’est un problème de politique de santé qui ne fait que s’amplifier depuis 13 ans », estime Fabrice Lodo, du syndicat CGT du CHMS, à l’instigation de cette journée de grève et d’action. « On n’est pas très nombreux, car beaucoup de collègues sont assignés », rappelle-t-il, avant de revenir sur les raisons profondes de la mobilisation.

« Les mesures d’économie ont détruit les emplois, parce qu’il y a un désamour des professionnels du fait de la pauvreté de la rémunération, 30 % supérieure dans le privé ou le libéral.  Ces économies ont aussi fait fermer des lits d’aval dont les personnes auraient besoin pour finir leurs séjours en rééducation. »

« On ne sait pas comment on a tenu le coup »

 

 

La pandémie n’a fait que montrer les faiblesses du système de santé selon le syndicaliste. « On est au cœur du pic Covid. On ne sait pas comment on a tenu le coup. Les soins sont assurés mais l’avenir de l’hôpital public pose question quand on voit le nombre de personnes qui démissionnent ou s’en vont. »

Une perte de sens pour ces métiers que déplore également Yvan Marguerie, de la CGT hospitalier au centre hospitalier spécialisé de la Savoie (CHS), à Bassens. « Le manque d’attractivité fait que même sur les postes vacants, on n’arrive plus à recruter.

 

 

Actuellement, dans les divers hôpitaux de France, on ferme des unités et c’est le cas au CHS.

Cela fait des places en moins pour soigner les gens et ça fait partie des revendications de la CGT : redonner de l’attractivité et augmenter les salaires de tous les agents de l’hôpital. » Afin de garantir des soins de qualité « pour tous », le leitmotiv des manifestants.